Edith Gorren

Edith Gorren, artiste peintre figurative travaille en Aquitaine, en Sud Gironde. Ancienne élève de l'Académie Royale de Bruxelles et de l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris.

Oeuvre diversifiée dont la recherche est l'humain en ombre et lumière dans la vie quotidienne.

Techniques principales : peinture à l'huile, pastel, fusain. Portraitiste avec une expérience de dessinatrice d'Assises.

"...Entrer dans les tableaux d'Edith Gorren c'est s'embarquer sur le quai du réel pour un ailleurs qui se dévoile au fil du voyage. C'est la force et la grâce de cette peinture libre où souvent des fenêtres, des portes, des ouvertures nous rappellent qu'il ne tient qu'à nous d'être des passants attentifs ou déraisonnables." 

 

Franck Pavloff  

Auteur de : "L"Enfant des Marges" en 2014; « Matin Brun », « L’Homme à la Carrure d’Ours », « Le pont de Ran Mositar»...

Portraits sur commande. Enseignement de diverses techniques de peinture et bases du dessin tous niveaux pour adultes. Préparation de dossiers de jeunes élèves pour les écoles d'art.

Les cours ont lieu :

- Atelier d'Aillas, les lundis de 10h à 12h

- Atelier Camille Claudel aux Carmes de Langon, 33210 le samedi après-midi de 14h à 16h


"La plage des Sables d'Olonne" -  huile sur toile - 72 x 50cm
"La plage des Sables d'Olonne" - huile sur toile - 72 x 50cm

 

            La vie, finitude permanente et repoussée, douleurs successives entrecoupées de plages de paix ou d’exultation, suivies aussitôt d’éveils brutaux dont les événements marquent nos esprits comme des tatouages toxiques et indélébiles.

 

L’homme est capable du pire en matière de destruction massive… nous sommes au courant de tout, partout, à tout instant.

 

Mais ce que l’homme ne détruit pas, la nature s’en charge, elle est bouleversement depuis la nuit des temps. L’homme, issu de ses entrailles, excelle seulement à accélérer le processus sans attendre le météorite de la future glaciation… 

 

Dans un reportage sur les dauphins, on voyait une tortue émerger de la mer sur la plage d’un lagon merveilleux au sable doré où elle enfouissait ses œufs après avoir parcouru deux mille kilomètres. Et lorsqu’elle rejoignait l’eau, fatiguée, affaiblie par la ponte, elle se faisait dévorer par un requin. Après deux mille kilomètres, une merveille de la nature accomplie par cet animal capable de vivre quarante ans, hop, plus personne. J’en ai eu le souffle coupé… 

 

Alors, comment respirer ? Comment émerger de ces troubles ordinaires qui nous renvoient au stade de particules égarées ? 

L’Art, voilà le miracle humain. La transcendance. L’homme est aussi capable du meilleur. 

Cela, je le pense depuis mon plus jeune âge, de manière diffuse ou consciente. 

 

Mais qu’est-ce que l’Art ? 

Le vrai, le sublime, celui qui nous emmène au-delà du temps, profond comme le gouffre de nos pensées, de nos émotions, avec l’intensité de notre drame ? 

Rien à voir avec une poignée de porte qui va si bien avec la tapisserie, les taches jetées au hasard sur une toile, un chien en plastique dans un musée ou une signature sur une bagnole de luxe. 

Non plus, l’Art, celui qui exprime notre drame, ne se permet de détours du côté du joli. 

L’œuvre d’art n’est pas jolie, elle est belle. 

Elle a une âme si elle est à la fois esthétique et éthique. 

 

Un oiseau est joli. Un étourneau qui va prendre son envol pour fuir le prédateur est beau. 

Un nu est joli si la représentation du modèle juvénile est sans défauts, mignonne, sexy, aguicheuse… Un nu est beau si sa chair évoque l’humain dans sa grandeur et sa douleur. Avec générosité. 

 

Au lieu de chercher à enfouir nos drames, utilisons-les car de la beauté jaillira apaisement et pérennité.

 

Lorsque la technicité de la forme est atteinte, après un dur labeur de quelques années, le temps est venu de se préoccuper du fond.

 Tout commence. L’Art se met à exister.

 

 E. Gorren